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Les GERMINATIONS pour S’INITIER A LA COMPTABILITE ECOLOGIQUE

victor garcia UnsplashPhoto Victor Garcia/UnsplashConditionner la relance à la reconstruction écologique de l’économie. Tel fut le leitmotiv martelé lors des Universités d’été de l’économie de demain (UEED), notamment dans la bouche de Laurence Tubiana, ambassadrice de la France pour le climat: « C’est maintenant ou jamais ; ce serait criminel de maintenir l’industrie telle qu’elle est, notamment le secteur automobile », a-t-elle affirmé, laissant Aurélien Barrau conclure :  «Tout n’est pas compatible avec tout, le pillage des pays du sud n’est pas compatible avec une vie décente… » Au fond, « c’est toute l’économie actuelle qui s’avère incompatible avec le vivant », ai-je repris lors de la table-ronde dédiée à la fiscalité.
 
Sur cette « économie malade », faut-il mettre des pansements, des attelles, la traiter à la cortisone, ou… revoir son organisation. Faut-il atténuer les dégâts, compter sur la RSE ou les déclarations ESG (environnement, social et gouvernance) ou en finir avec des pratiques toxiques ? Et comment donc peut-on aujourd’hui désintoxiquer l’économie ? La réponse est assez simple : tenir compte des limites écologiques et planétaires. Juste revenir aux réalités qui conditionnent l’habitabilité de la Terre : mesurer nos impacts pour les réduire drastiquement. Bref adopter collectivement le régime de transition écologique.

Les GERMINATIONS pour… COMPOSER entre les MONDES


Photo Nicolas J. Leclercq/UnsplashPhoto Nicolas J. Leclercq/UnsplashEn cette fin d’été, l’incertitude est partout : elle nous rattrape. « Une rentrée en marche barrière », titre Libération. La Covid suspend nos initiatives : elle impose partout la précaution. Elle nous oblige à « avancer en régime incertain ». Nos gestes, nos déplacements, nos réunions, nos fêtes… sont suspendus à une cause supérieure : protéger la vie. Ainsi, l’adaptation aux priorités vitales oblige à naviguer en « méconnaissance de cause ». Alors que nous avons voulu évacuer tout aléa (même l’aléa moral) voici que nous devons réapprendre à naviguer dans l’indétermination. La boussole du vivant – tant explorée par TEK4life – est désormais notre lot alors même que nous réalisons pleinement que nous sommes assignés à résidence planétaire. Les limites biosphériques sont notre défi collectif. Et tout l’enjeu de cette rentrée est d’assumer ces limites non pas en perte de liberté mais en renouveau des possibles.

LES GERMINATIONS pour RÉINVENTER les LOGIQUES INDUSTRIELLES

merewan jemal unsplashMerewan Jemal/UnsplashAu début du déconfinement, le 29 mai dernier, une remarquable tribune parue dans Le Monde est passée malheureusement inaperçue. Signée par 711 élèves ingénieurs d'écoles d'aéronautique (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace ISAE-Supaéro, Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile ESTACA, Ecole nationale de l’aviation civile ENAC, etc.), elle affirmait qu’il faut profiter de la crise sanitaire mondiale « pour rebâtir un secteur aérien résilient, respectant l’objectif des accords de Paris consistant à limiter le réchauffement global à moins de 2 °C ». Pour ces étudiants, le ralentissement de l'industrie aéronautique « constitue une opportunité pour convertir une partie de notre savoir-faire et de nos chaînes de production vers les activités à même de porter la transition écologique, comme le ferroviaire ou l’efficacité énergétique ». En effet, si le secteur aérien ne participe qu'à hauteur « de 4,9 % au réchauffement global, en comptabilisant ses effets induits, (…) les émissions du trafic aérien, aussi bien français qu’international, doivent décroître de 4,5 % par an » pour respecter les objectifs de la stratégie nationale bas carbone.

Les GERMINATIONS pour POUSSER la CONVERSION ECOLOGIQUE de l’ECONOMIE

warrren brasse unsplashWaren Brasse/UnsplashQui a intérêt à lutter contre le réchauffement climatique ? La question reste entière 5 ans après les accords de Paris, tant les pays restent rétifs à s’engager dans des trajectoires à 1,5°C. Informer, alerter, prouver l’intérêt collectif à basculer dans des économies bas carbone, ne suffit pas. « Si les pays sont conscients qu'ils vont encourir des pertes en ne réduisant pas leurs émissions, seront-il plus rationnels dans leurs réponses au changement climatique ? » interroge Biying Yu, de l'Institut de technologie de Pékin, l'un des auteurs d’une étude publiée mi-avril dans Nature Communications. Celle-ci atteste que l'économie mondiale pourrait gagner 336 000 à 422 000 milliards de dollars en respectant les objectifs de 2°C ou 1,5°C respectivement. A contrario, les pertes pourraient aller jusqu’à 600 000 milliards de dollars d’ici la fin du siècle en cas de non-respect des accords de Paris.


L’inaction climatique va nous coûter autant qu’une pandémie annuelle.

Mais tous ces chiffres échouent à aligner les acteurs dans une mobilisation commune. Même si l’on sait que l’inaction climatique va nous coûter autant qu’une pandémie annuelle. Parce que nous ne sommes pas égaux face aux risques et l’épreuve pandémique témoigne avec violence de la disparité des moyens pour survivre.

Les GERMINATIONS pour… légitimer la RUPTURE écologique

5ef0d97b707d92bc8f2583da© @Pawel Kuczynski

« La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le changement climatique. » Les 150 membres de la Convention citoyenne ont voté l’inscription dans la Constitution de cet engagement à sécuriser nos conditions d’existence. Ils ont aussi appuyé à 99,3 % la reconnaissance des limites planétaires et l’instauration d’une loi qui pénalise l’écocide (loi rejetée par l’Assemblée nationale le 12 décembre dernier).
 
Le défi politique désormais est bien de rassembler – sans doute par le courage d’un référendum écologique – afin d’articuler les forces démocratiques représentatives et citoyennes. La légitimité pour agir en matière de rupture écologique et solidaire ne se joue pas dans la recherche de consensus : elle commence dans l’instruction des dilemmes, des conflits et des capacités coopératives à accompagner les changements de caps des organisations appelées à reconfigurer toutes leurs actions à l’aune des équilibres écosystémiques vitaux.