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Quand un virus produit le « reset » du monde

Virus 250pxIl aura fallu simplement quinze gènes pour détourner le cours de l’histoire mondiale. Quinze, c’est en effet le nombre de gènes que renferme le virus Covid-19. Soit 2 000 fois moins que notre lot héréditaire humain ! Et pourtant la minuscule entité virale « couronnée » a réussi à pirater la santé des hommes, leurs capacités d’interagir, leur économie. Elle induit une déconstruction générale. Une sorte de « reset ». Mais comment allons-nous redémarrer ? Et avec la même « machine », ou faut-il en changer ?

 

Confinés dans nos foyers devenus « bases de survie », nous voici en suspens. Estomaqués. Qui eût cru il y a seulement quinze jours qu’une telle bascule pouvait s’imposer à nous ? Et puis il y a ceux qui affrontent l’épidémie, les malades, les soignants, les morts… le tsunami infectieux est brutal. Non anticipé véritablement car nous n’avons pas encore réalisé que la Chine est à notre porte, que la globalisation confond les espaces, prend de vitesse les apprentissages immunitaires et les barrières que façonne avec le temps la vaccination naturelle.

 

L'économie écologique, entre prix juste et juste prix

Ce 22 mars 2020, un milliard d'êtres humains sont « confinés » en leur lieu de vie. Face à la perception d'un danger de mort individuel et collectif émerge un « universel » inconnu à l'ère contemporaine où des comportements identiques aux mêmes moments et en des lieux différents sont inspirés par l'idée de la valeur. Celle du prix de la vie, en l'occurrence, est impossible à « assurer » parce que le risque encouru à ne pas la protéger est estimé infini en rapport à son bénéfice. Voilà donc une situation extraordinaire où la valeur soumet tout objectif, où la finalité soumet tout moyen. Toute transition est amenée à connaître un tel déséquilibre! Ainsi, la transition écologique va-t-elle modifier la tension entre économie et écologie en « revalorisant » ce à quoi l'on tient, vous, moi, les autres, et le monde! Dans ces nouvelles représentations, la notion de prix sera alors réinterrogée, comme un instrument sans foi ni loi, toujours calculant mais... qui reprendra du sens, voire de multiples sens. La question du « prix juste » et du « juste prix », qui revient régulièrement dans l'actualité, illustre cette dynamique.

 

Juste prix
Dans une récente interview1, Emmanuel Faber, le P-DG de Danone, estime que les intérêts des grands groupes doivent s’aligner sur ceux des citoyens et de l’environnement ; et que c’est la condition même de leur pérennité. Aussi, le sujet n’est-il pas « croissance contre décroissance », mais bien celui d’une « autre croissance ». Généralisant son raisonnement, il conclut ainsi : « Nous devons mesurer la croissance avec d’autres externalités, en intégrant par exemple les émissions de CO2 au calcul du PIB. Et payer le véritable prix de l’alimentation. Il est clair aujourd’hui que les modèles financiers ne le permettent pas, mais nous le ferons. C’est un travail de longue haleine et de transformation de tous les jours. »

Comment soutenir la reconversion écologique de nos activités industrielles ?

avionsLa pandémie confronte le monde économique déjà malade à des défis vertigineux. Alors que les entreprises se mettent « en mode survie », certaines annoncent déjà des catastrophes. Les compagnies aériennes par exemple ont fait savoir, par l’Association internationale du transport aérien, qu’il leur faudrait 200 milliards de dollars pour se relever de la crise virale. Est-ce vraiment raisonnable d’imaginer repartir comme avant quand on est un des plus gros émetteurs de CO2 ?, interroge Eric Vidalenc, économiste à l'Ademe, sur Tweeter. « Faut-il remettre une pièce dans la machine fossile ou considérer certains actifs échoués, définitivement échoués, dans un monde de neutralité carbone, et remettre cette pièce ailleurs ? » Dans un article du Point, le géographe François Gemenne souligne que « l'État va devenir un planificateur économique et investir des centaines de milliards d'euros. Il pourrait saisir l'occasion pour aller vers une économie décarbonée. Est-il utile de sauver toutes les compagnies aériennes, notamment low cost ? »

 

2020... pour bifurquer

TEK4L Voeux2020Avec cette deuxième newsletter, TEK4life vous souhaite une année 2020 jalonnée de progrès vers des choix « biocompatibles ». Protéger les milieux de vie est notre horizon pour poursuivre l’aventure humaine. Cela implique des bifurcations claires pour suivre la boussole du vivant !


Ce 30 janvier, la Nuit des idées sera justement celle du vivant. Nuit des vivants autour d’Alain Damasio à la Marbrerie de Montreuil. Avec son roman de fiction situé en 2040, Les furtifs, il nous fait détester les asservissements dont nous vivons les prémices. Le dégoût comme un encouragement à une révolte des mœurs. Il n’est pas seul à donner l’alerte contre l’anéantissement des liens, celui que provoquent les agencements automatiques d’un monde totalement numérisé. Dans son livre Technopouvoir, Diana Filippova démontre, cette fois de manière analytique, la disparition programmée des pratiques politiques aptes à produire un monde commun. Il faut réagir…

Écologie et capitalisme : un combat commun si...

 


arbreLors de ses vœux aux Français, le chef de l’État nous l’a assuré : « 2020 sera aussi l’année où un nouveau modèle écologique doit se déployer. » A la bonne heure ! Il a toutefois indiqué que cette dynamique devra donner lieu à une « stratégie nationale écologique et économique ». Aux bonnes conditions !


Il faut nous en convaincre : le monde que nous avons construit n’est pas viable. Il n’a pas d’avenir possible. Pourquoi ? L’une des principales raisons est que les marchés capitalistes – forme dominante de son économie – ne donnent de l’importance, de la valeur (donc ne « comptent » au sens de « ça compte ! ») qu’à son équivalent général : la valeur monétaire. Point de morale dans ce constat mais une simple réalité : la comptabilité, celle des entreprises comme celle de toutes les organisations humaines et sociales, rend compte d’une « performance mythique » de cette valeur monétaire ; sa conservation n'a que faire d’assurer les conditions de la résilience du travail humain et des milieux naturels, alors que le travail et la nature participent presque toujours à la conservation du capital !