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edito1310 redTable ronde Quels modèles contributifs et régénératifs pour les entreprises ? A l'écran, Bruno Roche. Photo TDRFaut-il être malmené, annulé, reporté, délocalisé, improvisé… pour trouver sa justesse ? En tout cas, Les GERMINATIONS qui se sont tenues - à contre saison ! - les 24 & 25 septembre dernier avaient un goût de… miracle. Elles ont permis de savourer un moment rare. Dans la sincérité.

Le ton a été donné d’entrée de jeu par Hélène le Téno dont le parcours mis à nu atteste de l’immense défi de trouver sa place dans une économie largement destructive. Au passage il faut s’interroger : faut-il continuer à former des jeunes dans des métiers dépassés ? Deux ex-étudiants, Tanguy Descamps (du mouvement La Bascule) et Romain Olla (du Réveil écologique) ont mimé la situation d’atterrissage en catastrophe où nous sommes. Il en faut du courage pour se situer en terrain incertain et trouver comment soigner les déséquilibres qui se multiplient. Quoi faire, demandent-ils ? Seule l’imagination, guidée par la connaissance et stimulée par « l’émerveillement de faire partie de l’extraordinaire aventure d’être vivant », peut donner l’énergie nécessaire pour « durer et grandir dans l’imprévisible », affirmait Mireille Delmas-Marty dans un article paru dans AOC, « Vivre ensemble dans un monde déboussolé ».

Les GERMINATIONS pour INVENTER DES DEMARCHES CONTRIBUTIVES

photo edito 8septEn quelques mois, les publicités pour la voiture diesel ont disparu. On ne vante plus non plus le vol Paris-Bordeaux en 1h10 ! Les temps changent… mais les « patrons effondrés » qui pilotent des « actifs qui risquent de s’échouer » (stranded assets), vont-ils pour autant pouvoir rebondir ? Après les industriels du charbon ou du pétrole, ceux de l’automobile, tous ceux qui fabriquent du béton, des plastiques, des pesticides… ont-ils les moyens de revoir leur modèles d'affaires pour les réadapter aux exigences du scénario 1,5°C ?
 
Rien n’est moins sûr, tant les acteurs restent assis sur leurs acquis : « Seulement 6 % des acteurs testent sur un volume d’actifs limité des méthodologies d’évaluation chiffrée des risques financiers », rapporte Novethic, qui mentionne que cela couvre « un montant cumulé de 151 milliards d’euros, soit près de dix fois moins que les volumes d’encours couverts par la mesure d’empreinte carbone de leurs portefeuilles ». Et c’est sans compter les risques écosystémiques (effondrement des ressources, chute des rendements due au réchauffement…) que l’OCDE avait largement explicités dans son rapport pour le G7 environnement (Biodiversity : Finance and the Economic and Business Case for Action). Les assureurs (et les ré-assureurs) sont aussi formels : les risques systémiques induisent des coûts croissants qui obligent à « développer des politiques de prévention efficaces ». En bref, certaines activités deviennent véritablement insoutenables : les générations futures attendent d’autres modèles économiques… Non, il n’y a plus d’ancien monde où se réfugier.

Les GERMINATIONS pour S’INITIER A LA COMPTABILITE ECOLOGIQUE

victor garcia UnsplashPhoto Victor Garcia/UnsplashConditionner la relance à la reconstruction écologique de l’économie. Tel fut le leitmotiv martelé lors des Universités d’été de l’économie de demain (UEED), notamment dans la bouche de Laurence Tubiana, ambassadrice de la France pour le climat: « C’est maintenant ou jamais ; ce serait criminel de maintenir l’industrie telle qu’elle est, notamment le secteur automobile », a-t-elle affirmé, laissant Aurélien Barrau conclure :  «Tout n’est pas compatible avec tout, le pillage des pays du sud n’est pas compatible avec une vie décente… » Au fond, « c’est toute l’économie actuelle qui s’avère incompatible avec le vivant », ai-je repris lors de la table-ronde dédiée à la fiscalité.
 
Sur cette « économie malade », faut-il mettre des pansements, des attelles, la traiter à la cortisone, ou… revoir son organisation. Faut-il atténuer les dégâts, compter sur la RSE ou les déclarations ESG (environnement, social et gouvernance) ou en finir avec des pratiques toxiques ? Et comment donc peut-on aujourd’hui désintoxiquer l’économie ? La réponse est assez simple : tenir compte des limites écologiques et planétaires. Juste revenir aux réalités qui conditionnent l’habitabilité de la Terre : mesurer nos impacts pour les réduire drastiquement. Bref adopter collectivement le régime de transition écologique.

Les GERMINATIONS pour… COMPOSER entre les MONDES


Photo Nicolas J. Leclercq/UnsplashPhoto Nicolas J. Leclercq/UnsplashEn cette fin d’été, l’incertitude est partout : elle nous rattrape. « Une rentrée en marche barrière », titre Libération. La Covid suspend nos initiatives : elle impose partout la précaution. Elle nous oblige à « avancer en régime incertain ». Nos gestes, nos déplacements, nos réunions, nos fêtes… sont suspendus à une cause supérieure : protéger la vie. Ainsi, l’adaptation aux priorités vitales oblige à naviguer en « méconnaissance de cause ». Alors que nous avons voulu évacuer tout aléa (même l’aléa moral) voici que nous devons réapprendre à naviguer dans l’indétermination. La boussole du vivant – tant explorée par TEK4life – est désormais notre lot alors même que nous réalisons pleinement que nous sommes assignés à résidence planétaire. Les limites biosphériques sont notre défi collectif. Et tout l’enjeu de cette rentrée est d’assumer ces limites non pas en perte de liberté mais en renouveau des possibles.

LES GERMINATIONS pour RÉINVENTER les LOGIQUES INDUSTRIELLES

merewan jemal unsplashMerewan Jemal/UnsplashAu début du déconfinement, le 29 mai dernier, une remarquable tribune parue dans Le Monde est passée malheureusement inaperçue. Signée par 711 élèves ingénieurs d'écoles d'aéronautique (Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace ISAE-Supaéro, Ecole supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile ESTACA, Ecole nationale de l’aviation civile ENAC, etc.), elle affirmait qu’il faut profiter de la crise sanitaire mondiale « pour rebâtir un secteur aérien résilient, respectant l’objectif des accords de Paris consistant à limiter le réchauffement global à moins de 2 °C ». Pour ces étudiants, le ralentissement de l'industrie aéronautique « constitue une opportunité pour convertir une partie de notre savoir-faire et de nos chaînes de production vers les activités à même de porter la transition écologique, comme le ferroviaire ou l’efficacité énergétique ». En effet, si le secteur aérien ne participe qu'à hauteur « de 4,9 % au réchauffement global, en comptabilisant ses effets induits, (…) les émissions du trafic aérien, aussi bien français qu’international, doivent décroître de 4,5 % par an » pour respecter les objectifs de la stratégie nationale bas carbone.