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la comptabilité écologique

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2020... pour bifurquer

TEK4L Voeux2020Avec cette deuxième newsletter, TEK4life vous souhaite une année 2020 jalonnée de progrès vers des choix « biocompatibles ». Protéger les milieux de vie est notre horizon pour poursuivre l’aventure humaine. Cela implique des bifurcations claires pour suivre la boussole du vivant !


Ce 30 janvier, la Nuit des idées sera justement celle du vivant. Nuit des vivants autour d’Alain Damasio à la Marbrerie de Montreuil. Avec son roman de fiction situé en 2040, Les furtifs, il nous fait détester les asservissements dont nous vivons les prémices. Le dégoût comme un encouragement à une révolte des mœurs. Il n’est pas seul à donner l’alerte contre l’anéantissement des liens, celui que provoquent les agencements automatiques d’un monde totalement numérisé. Dans son livre Technopouvoir, Diana Filippova démontre, cette fois de manière analytique, la disparition programmée des pratiques politiques aptes à produire un monde commun. Il faut réagir…

Écologie et capitalisme : un combat commun si...

 


arbreLors de ses vœux aux Français, le chef de l’État nous l’a assuré : « 2020 sera aussi l’année où un nouveau modèle écologique doit se déployer. » A la bonne heure ! Il a toutefois indiqué que cette dynamique devra donner lieu à une « stratégie nationale écologique et économique ». Aux bonnes conditions !


Il faut nous en convaincre : le monde que nous avons construit n’est pas viable. Il n’a pas d’avenir possible. Pourquoi ? L’une des principales raisons est que les marchés capitalistes – forme dominante de son économie – ne donnent de l’importance, de la valeur (donc ne « comptent » au sens de « ça compte ! ») qu’à son équivalent général : la valeur monétaire. Point de morale dans ce constat mais une simple réalité : la comptabilité, celle des entreprises comme celle de toutes les organisations humaines et sociales, rend compte d’une « performance mythique » de cette valeur monétaire ; sa conservation n'a que faire d’assurer les conditions de la résilience du travail humain et des milieux naturels, alors que le travail et la nature participent presque toujours à la conservation du capital !

Cultiver nos attachements pour faire politique

Festival Loire
J’ai participé le 19 octobre aux premières Auditions du Parlement de la Loire. C’était dans la très ancienne chapelle Saint Libert du vieux Tours, blottie sur le flanc du fleuve. Une centaine de personnes sont venues réfléchir aux moyens possibles de donner une voix politique au vivant.

 

Deux options se sont cristallisées. Celle d’une possible résistance des non-humains par le droit, portée par l’artiste et juriste Camille de Toledo (initiateur de ces auditions). Il s’agit d’emboîter le pas aux mouvements qui entendent donner une « personnalité juridique » à des écosystèmes. L’exemple vient de la Nouvelle-Zélande, de l’Inde ou de la Colombie qui ont octroyé une protection à leurs fleuves, respectivement le Whanganui, le Gange et l’Atrato. La deuxième option est celle soutenue par Bruno Latour (anthropologue, invité à ces premières auditions), qui a longuement labouré l’idée qu’il ne peut naître de considération pour les non-humains dans notre vie politique sans que les hommes en viennent à porter le « souci du monde ». C’est notre politique qui doit se réorganiser pour garantir le maintien de la biosphère, condition de notre avenir. « Il ne s’agit pas de représenter les non-humains, même si cela semble utile comme fiction, mais de nous présenter à eux, vêtus d’un sac et couverts de cendres. » La métaphore est puissante : c’est bien à une conversion de notre manière d’habiter le monde que Bruno Latour nous appelle. Prendre conscience que nous vivons du monde ! Perdre notre suffisance pour saisir et incarner toutes nos dépendances…

 

Le vivant comme cause commune

couv1 VIVANT HD 15 410x600En cette rentrée où la question de la compatibilité entre l’écologie et l’économie fait l’actualité, je publie L’urgence du vivant, vers une nouvelle économie. Je présente dans cet ouvrage des initiatives locales, des inventions judicieuses, des outils dynamiques de mesure de progrès (résilience, relation…), des méthodes comptables, des réinvestissements… qui permettent ensemble la mutation de nos modes de vie et de production. Il s’agit de prendre soin du vivant duquel toute notre économie dépend et dépendra de plus en plus. Mais une question nous taraude : Comment faire ?

Une marche pour le climat samedi. Des tribunes qui pleuvent pour mobiliser un sursaut définitif… jusqu’aux artistes – bientôt aussi atterrés que les économistes – derrière Juliette Binoche.
Le mouvement qu’a attisé la démission de Nicolas Hulot s’amplifie. S’il va quitter le devant de la scène politique – avec des acteurs professionnels de la chose – il va monter « en politique » au sens que la société entière a compris l’urgence au point de n’avoir plus qu’une obsession : comment être à la hauteur de l’urgence, comment être à l’échelle ?